ORGASMUSLIEDER Vol​.​3

by ORGASMUSLIEDER Antonella Eye Porcelluzzi 2020

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1. J’estropie dans un bain de sens Toute vertu mentalisée Et t’immerge dans le non-sens De ta chatte brutalisée. Je sais, je manque de finesse, Lorsque, devoir de t’explorer, Je laisse venir par paresse Le plaisir de te dominer Par l’orgasme. In Nomine Orgasmi, je te dédie cette ode, Du fond du monde confiné, Ô Ces quelques rimes sont un gode.
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Tous les hommes sont beaux Tous les hommes me plaisent Même quelque fille Le comprends tu? Il y a tellement de beauté Dans ce monde Tellement de cons Mais aussi tellement de bons Mais moi je marche pour toi j’ai tes yeux sur moi J’ai tes yeux en moi Ils m’accompagnent Ton corps sur moi En moi Je ne sais décrire la joie Joie de peau Joie de cœur Je ne peux pas le dire Mais tu es mon amour Je t’ai choisi Tu me ravies Juste sans toi Je pourrais être triste Je me ravie Je me ravie
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essoufflée, elle se retourne et s’emplit d’immensités solaires d’appréciations complexes de cordes intérieures de la brise et des feuilles rouges qui tourbillonnent autour de son cou petite pause méditative et bilan des sucreries qui la composent projets de réunification réinvention perpétuelle les yeux qui pétillent les arbres qui enlacent sa peau d’herbe fantômime, elle se joue des tours et nargue les gammes éthiques les choix politiques les images figées de ces familles embourbées, pédophages elle se libère des ligaments que ses ancêtres ont enfoncés dans sa chair elle regarde les miroirs de son manoir contemple sa main, noire de charbon crasse des antithèses avancées par ses travailleuses racines il lui suffira donc de purifier le temps (interlude militaire 1) la fausse attribution des réputations cache-cache avec les loups cache-cache avec les corps qui se meuvent dans les artères et les cocktails derrière la cruauté des uns derrière la mesquinerie des autres elle ne voit plus finalement que les larmes des petits enfants trahis qu’ils étaient « presque éveillée », se dit-elle presque éveillée mais comme encore endolorie cotonneuse, peut-être il y a tant de fleurs et de coussins sur ce lit tant de serpents chauds qui s’enroulent avec tendresse autour de ses bras serpents roses, qui mordillent tendrement « presque éveillée », murmure-t-elle aux esprits qui l’accueillent en nuisettes conseillers de ses songes à rebours conseillers de cet instant précis et flou lorsque l’âme flirte avec le véhicule et qu’il est encore probable de remonter un peu la temporalité d’un soi en devenir grandes idées, petites mains « difficile de bâtir un monde meilleur », se dit-elle parfois elle rit lorsqu’elle se souvient que son propre bonheur peut être une sorte de filament conducteur pour les autres âmes elle ne perçoit pas vraiment le pourquoi d’un si impétueux besoin de se connaître elle-même mais il y a une évidence à peine cachée prête à naître lorsqu’elle est brave, ses rêves périssent s’évaporent dans la vanité vanité de volonté vanité d’espérer autre chose que le réel qu’elle peut toucher et qui se prête aux jeux ses désirs périssent car soudain le réel est son désir un sourire paresseux c’est son arme de guerre… dans les chambres environnantes des guerriers s’agitent, des mégères explorent et implosent tous à tâtons, tous en train de gigoter de chercher la nourriture dans la penderie leur boucan si souvent l’épuise qu’elle peut bien laisser libre cours à sa fatigue en ne faisant rien d’autre que ce qui a du sens un clignement d’œil et la voilà partie un clignement d’œil et la voilà décédée ressuscitée réinventée prête à se moquer gentiment des guerriers et des mégères c’est le seul cadeau qu’elle puisse leur faire (interlude militaire 2) « nous allons par-delà ! nous allons par-delà les paradigmes ! nous allons par-delà la vérité ! nous allons par-delà la science ! nous allons plus loin, plus vite, plus fort ! » d’un geste vif, elle éteint la télé (interlude militaire 3) comme un parfum de combats incessants la grâce et tout ce qui est délicat provoque l’immédiat vomissement des foules alors parfois elle se cache « est-il vrai, se demande-t-elle est-il vrai que là-bas des enfants meurent à la guerre ? » les prophéties de vie et de mort qui chaque jour percent les oreilles des spectateurs ces prophéties lui semblent à elle la chambre de résonance du cerveau humain « si vous n’aviez pas tous ces fusils dans vos têtes, dit-elle vos enfants ne mourraient pas » bien sûr, personne n’écoute charmante, sans colonne vertébrale si légère que souvent les bourrasques l’emportent (mais elle se plaît à flotter ainsi) elle aime bien jouer avec les bambins avant qu’ils ne soient compromis avant que les insomnies de leurs aînés n’aient déteint sur leurs paupières elle caresse leurs cheveux et prie pour que ces ébauches d’hommes et de femmes ne se gâchent pas parfois les graines deviennent d’autres comme elle prêtres et prêtresses voués à l’incompétence et à la joie lorelei n’est pas sirène les marins qui se noient dans les sons cristallins de l’épopée qu’elle fredonne ne sont que dommages collatéraux d’un envoûtement personnel les veuves et les mères qui la maudissent ignorent qu’elle est juste ensorcelée par son propre chant et qu’ainsi possédée elle ne peut l’interrompre elle est à la fenêtre du monde il y a bien des rondes qu’elle ne comprend pas mais en dessous de chacun des cailloux qu’elle soulève se cache une fourmilière les économies sans fond qu’on lui conte les spirales quotidiennes et les incessants débats ne sont pour elle que les infernaux symptômes du psychotique ressac collectif vierges et apsaras l’entendez-vous ? entendez-vous le son voisé de par-delà vos vitraux ? vous délectez-vous de ses ballets ? vous régalez-vous de ses prières ? elle vous est dévouée subjuguée par les portraits de vous que sans cesse elle esquisse ses yeux translucides fixés sur les toiles d’araignées tarentelles enchevêtrées synchronies de toutes ces choses qui arrivent ses yeux embués par l’émotion qu’éveille en elle la chaleur d’en haut ce pilier de lumière qui chaque jour un peu plus la traverse et la dresse satisfaction immanente canal du divin essoufflée d’avoir tant ri déjà en elle, elle devine cette vieille femme tout occupée à câliner un jardin déjà en elle, elle entrevoit l’apaisement de son linceul lorsque, enfin elle quittera ce monde le corps exténué par tant de voyages intérieurs l’âme aspirée, tendue vers le tout elle se souvient de la tristesse dans leurs yeux elle se souvient de sa dernière pensée d’un étonnement candide « sont-ils tristes parce que je pars ? ou parce qu’eux, ils restent ? » (interlude militaire 4) et soudain, elle seule est seule tout ce qu’il y a autour s’écroule sans bruit petites poussières elle marche dans les décombres de l’humanité livrée à elle-même les attributions fausses les conflits et les bombes les guerriers et les mégères leurs enfants voués à la catastrophe les prophéties imminentes rien de tout cela plus ne compte rien du tout pas lorsqu’elle regarde ainsi droit devant elle et ne voit que des murs de verre elle les traverse lave les corps des défunts embrasse les vivants et s’en retourne au nid « le cosmos est un vieil homme ridé », se dit-elle enfin « et j’aime à compter ses rides à déchiffrer les desseins sur sa peau » lorsque, au bout du compte tout est prononcé chaque rituel accompli afin de préserver chaque jour l’équilibre des choses lorsque, au bout du compte la vie s’écoule à reculons elle peut s’allonger et retourner aux ritournelles là-bas au loin dans sa tête petite fille, femme et vieille femme elle ne sait guère laquelle des trois précède l’autre ainsi captivée par les cycles sereine elle s’assoupit
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about

ORGASMUSLIEDER is an original denomination
this is a work in progress
more music to come

CoverArt AEP
LA PESTE EMOTIONNELLE project www.youtube.com/watch?v=CFnhNxNU21U
credits
released February 22, 2020

Invitation to send me original music tracks on the theme of ORGON, and linked to the work of Wilhelm Reich
all genres, 600 MB max lenght/weight
end of the call: end of Mai 2020
the collection will be published in my bancamp, and by labels opening up to the project
antonellaeyeaynilporcelluzzi.bandcamp.com
(contact me on bandcamp please)

credits

released March 29, 2020

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Antonella Eye Aynil Porcelluzzi Marseille, France

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